lundi 30 juin 2014

Analyse socio-économique de la pêche continentale dans la partie Ouest de la retenue de la Mapé



La présente étude, effectuée dans  l’arrondissement de Magba entre Avril et Août 2013, porte sur l’analyse socio-économique de la pêche continentale dans la partie Ouest de la retenue de la Mapé. Les enquêtes ont été menées auprès de 70 pêcheurs répartis dans 4 campements. La collecte des données s’est déroulée à partir des observations sur le terrain, des enquêtes et des pesées régulières de poissons à l’aide d’une balance. Les principaux résultats enregistrés sont les suivants :tokamarmel@yahoo.fr
La majorité des pêcheurs sont des hommes (97,14%), l’âge moyen tourne autour de 35,8 ans et les pêcheurs sont en majorité mariés, régime monogamique (45,71%). Ceci indique que les personnes actives dans la pêche  appartiennent à une population très jeune et que le niveau de vie devient de plus en plus élevé d’où la nécessité de limiter les charges dues à la polygamie. 57% des pêcheurs ont au moins atteint le primaire. Une forte proportion des pêcheurs camerounais (93,34%) y est observée. Ceci signifie que ces pêcheurs peuvent être réceptifs aux conseils et à l’adoption des pratiques durables.
La totalité des pêcheurs ne bénéficient d’aucun encadrement et ne sont pas regroupés  au sein d’associations légalisées. Le poisson est commercialisé sous trois grandes formes, la forme fraîche (5,33%), la forme fumée (94,28%) et la forme séchée (0,39%). Le circuit de commercialisation est constitué de pêcheurs, de braiseuses, de consommateurs locaux et  de mareyeurs des marchés extérieurs. La technique de fumage utilisée ici est le fumage à chaud avec pour matériel principal le four « tchorkor ». Le prix moyen du kg de poisson frais est de 425 FCFA et celui du poisson fumé 2026 FCFA.
La majorité des pêcheurs acquièrent leur matériel de pêche par leurs fonds propres et les crédits (62,86%). Le revenu net du pêcheur par mois est de 100961,10 FCFA. Les principales contraintes détectées  sont : le non-respect de la règlementation en matière de pêche, l’absence d’organismes légalisés de pêcheurs, le harcèlement des pêcheurs par les autorités locales, les conflits entre pêcheurs, la forte pression exercée sur la ressource par les pêcheurs, l’enclavement et le manque d’infrastructures sociales dans les campements. Il a été recommandé de renforcer les capacités techniques, organisationnelles et  entrepreneuriales des pêcheurs, renforcer le personnel d’encadrement et veiller à l’application effective de la règlementation en vigueur et à la collecte plus large des données scientifiques  de pêches.

2 commentaires:

  1. les retenues du Cameroun regorgent d'énormes potentialités hydriques et halieutiques. Il convient donc d'améliorer les conditions des exploitants de ces potentialités dans l'optique d'une gestion durable des ressources halieutiques.

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  2. ces améliorations ne peuvent se faire qu'en effectuant des aménagements sur toutes les pêcheries que comportent ces retenues.

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